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Avant-propos du traducteur: Ce roman est écrit en suédois dialectal et est donc plus difficile à traduire, mais comme pour mes six autres romans suédois, je ne le lis pas à l'avance, je le découvre, "pö och pö", lignes après lignes, que je réécris à la main sur mon PC. Ici, tout naturellement il y a ma dichotomie naturelle esprit-corps qui tente à travers mes doigts et ma planche à lettres à s'amenuiser. Pour malgré tout voir si ce roman gravite sur mes points d'acuponcture au-dessus du Cercle Polaire - ce qui détermine mon choix et mon intention - j'ai juste feuilleté 10 minutes sur Google pour avoir appris que l'auteur, Mattias Timander, vient du Norrbotten, du dernier comté au Nord de la Suède, de Kiruna et de sa région allant jusqu'en Norvège, en Finlande, en Tornédalie. C'est la seule région où j'accède à la capacité à être heureux, où je vis, que ça avait été une fois avec ma Hotchkiss de 1925, ou de nombreuses fois à vélo à traction animale. A l'arrière du roman il est écrit que le personnage du roman ne se sent nulle part chez lui, ni au village, ni à la ville. Il est nulle part installé, ni dans un milieu lettré au milieu de livres de littérature. Si j'ai bien compris, dès le 1er chapitre, ni près des Mésanges boréales, ni devant son porridge aux airelles, ni dans les Alpes suédoises, mais peut-être en forêt.
Rien qu'en regardant le titre et la couverture de ce 7ème roman, j'avais compris qu'il avait été écrit pour moi. "Ta volonté se trouve en forêt". Ceci fait appel en moi à trois choses:
- à mes 97.000 kilomètres à vélo depuis 2011, mes 13.000 kilomètres autour du Cercle Polaire, mes deux conquêtes du Nordkapp à vélo à traction animale depuis Trelleborg, le sud de la Suède, ou depuis Helsinki, le sud de la Finlande, mais en passant, non pas directement vers le nord à l'intérieur des terres mais à l'ouest du continent scandinave par les Îles Lofoten/Vesterålen sur le littoral de la Mer de Norvège.
- au cykelteriantrop comme je me définis, c'est à dire un thériantrope qui est mi-humain mi-bicyclette
- au vécu de moi-même que j'ai à chaque fois lors de mes expéditions baltiques, botniques, scandinaves, féringiennes, arctiques, nordiques, en Tornédalie, loin au-dessus du Cercle Polaire à vélo, à savoir que je sais très bien que mon corps et mon esprit ne font pas partie de la même histoire, ce que j'ai souvent écrit ici dans mes 1538 reportages depuis 2011.

L'image de la couverture du livre me rappelle le majestueux Tunturi du village Kilpisjärvi à côté du Lac Siilasjärvi
à la pointe nord-ouest de la Finlande que j'ai vu lors de trois expéditions en Hotchkiss ou à vélo.
2 Vidéos !! Départ en Hotchkiss de Kirkkotie 12, Kuusamo ou à partir de 01:36 Thåmas på Arctic Race of Norway 2014
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En fjällvråk flög in över myren och satte sig någonstans. Hade likat lämmel och sork och så vart han mätt. Myren luktade enbär och sump. Molndraperiet där uppe hade avtäckt bergens branta blåa bård och fjället där bakom och man kunde se Tages båt på sjön. Stilla var det och någon, kanske Fjällborg, körde sågen nere på byn eller om det var vedklyven.
Från min stuga behövde man inte gå långt upp på backen för utsikten över halva älvdalen och massivet på andra sidan. Fortsatte man längre och över trädgränsen var man på kalfjället. Åt andra hållet neråt var byn och storstugan och dit gick man på sjunken grusväg med torra höga grästuvor. Vägen hölls efter ibland, det gick i perioder, lite beroende på vad Fjällborg hade för humör. Ibland plogade Tage om vintern. Man som gav och tog och sku man behövt skjuts var det säkert nån som ändå skulle till stan. En annan hade son inte lika mycket att ge kanske, till skillnad från Anders och Carola, eller Fjällborg för den delen.
Till stan hade jag varit bara fram och tillbaka, provianterat och fyllt soppa i gammvolvon. Slut kaffe hade jag haft, det var väl då man fick tummen ur och iddes fara. Handlade basvarorna på Konsum och sånt man kan ha i frysen. Nog klarar man sig alltid, och oftast på mindre än man tror. Hjortronen och lingon till gröten och älg hade jag frysen full och så drag på sjön sommartid. Det var sällan att jag lagade nå mat själv och så fick man i storstugan om man hade tur.
Une Buse pattue des montagnes survola la tourbière et se posa quelque part. Elle avait mangé des lemmings et des campagnols et était rassasiée. Le marais sentait le genévrier et le marécage. Les nuages avaient dévoilé la crête bleue escarpée et à l’arrière de la montagne on pouvait voir sur le lac la barque de Tage. Tout était calme et quelqu'un, peut-être Fjällborg, faisait fonctionner la scie là en bas dans le village ou bien c'était la fendeuse de bûches.
Depuis ma cabane, il n'était pas nécessaire de monter très haut sur la colline pour avoir une vue sur la moitié de la vallée de la rivière et le massif de l'autre côté. En continuant plus loin et en dépassant la limite des arbres, on arrivait sur la clairière chauve du plateau des montagnes (kalfjäll). De l'autre côté, en contrebas, se trouvaient le village et la grande cabane, auxquels on accédait par un chemin de gravier creusé en deux sillons, bordé de hautes touffes d'herbe sèche. Le chemin était parfois entretenu, par périodes, un peu selon l'humeur de Fjällborg. Parfois, Tage le déneigeait en hiver. L’homme qui donnait et recevait, et si on avait besoin d'un moyen de transport, il y avait toujours quelqu'un qui allait à la ville. D'autres n'avaient peut-être pas autant à donner, contrairement à Anders et Carola, ou à Fjällborg d'ailleurs.
Je n'étais allé en ville que pour faire des courses et remplir le coffre de ma vieille Volvo. Je n'avais plus de café, c'était le moment de se bouger et de se dépêcher. J'ai acheté les produits de base au Konsum et ce qu'on peut avoir au congélateur. On s'en sort toujours, et souvent avec moins qu'on ne le pense. J'avais le congélateur plein de fruits de plaquebière et d'airelles rouges pour le porridge et le hachis d'élan, et je pêchais sur le lac en été. Je cuisinais rarement moi-même et on mangeait dans la grande cabane si on avait de la chance.
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Il y avait des aurores boréales, faibles sur Fårö, mais qui ont été bien plus fortes, bien au sud à Hambourg.











Pendant cette pause de 2 jours et 1/2 j'ai retrouvé l'utilisation de mes jambes du Néanderthal, je peux ressortir du lit dès le premier essai et j'ai réappris à marcher sur terre comme Neil Armstrong à la sortie de sa capsule Apollo. A mon avis, faire dans sa vie une activité assidument et à long terme, quelle qu'elle soit, doit non seulement laisser sur un animal son empreinte, mais aussi modifier de façon concluante son ADN, pour entrainer, en l'espèce, dans une ondulation darwinienne, l'évolution de l'espèce. Comme je suis un surdoué depuis ma naissance et aspergé de bonnes intentions, je ressens même déjà en moi ces prémices de l'évolution de la
Pour rédiger ce reportage, je suis retourné vers mon roman prémonitoire jamais publié et que j'avais nommé "
En 2016, lors de ma 


mà j de 19:01: Plus que 

Aujourd'hui j'ai fait 60 kilomètres et 163 photos. 




A la latitude où je me trouve, le jour dégringole maintenant de 4 minutes le matin et de 4 minutes le soir, chaque 24 heures! Pour les papillons de jour ça doit être démoralisant à en couper la trompe. Pourtant je suis à 1999 kilomètres de Nordkapp où il va faire nuit pendant exactement 2 mois à partir du 21 novembre. Ici à Fårösund il fait déjà nuit 2 heures de plus qu'à Strasbourg.

