De Strasbourg à Rostock

En deux jours puffin-Express a fait 950 kms en consommant 12,5 litres aux 100, ce qui est son record absolu de frugalité en 6 années d'expédition. Je roule entre 75 et 80 km/h.

I made in two days 950 kms, car is driving well around 75/80. It was hard, the driver was near a little heat collapse under the sun. Hood was up. Hope in Finland I can drop it to enjoy the landscape and to meet Santa Klaus. I shall ask him if he wants to be my passenger, because he would not find next winter a vessel to carry his parcels to the south. The Baltic Dry Index falls further to the deepest bottom since registring and has lost 40% in june!

Il a fait 32° à l'ombre en traversant l'Allemagne. La première journée était pénible. De Strasbourg à Marburg la route n'est pas belle avec un paysage de conurbation et de tissus économique allemand. Puis vient la traversée de l'Eifel et du Taunus, ce qui rend la route plus élégante. Le 1er jour j'ai fait 500 km en 10 heures. En fin de journée les mollets tétanisent et les doutes s'installent. Comme le moteur a le même régime que ceux des camions, son bruit entre en résonance avec eux, entre en phase ou en opposition de phase et on croit que le moteur de puffin–Express commence à faire des siennes. Le lendemain matin on se rend compte de la bévue (bé-ouïe). L'Allemagne n'est pas une terre blafarde en ces temps du mondial de Foot. Que des drapeaux aux autos, les rétroviseurs sont habillés d'une capote tricolore, même les capots des voitures sont couverts du drapeau. Toute l'Allemagne se prend pour Die Mannschaft.

     Le lendemain, de Göttingen à Rostock, les derniers 450 km sont excellents, et toujours sur des routes bordées tout le long d'arbres qui font une tonnelle comme dans le Kent en Angleterre. Les maisons de brique rouge rappellent aussi le Kent. Avec l'ombre, la température de mes 26 litres d'eau descend de 5°. Elle oscille entre 75 et 80° et ne dépasse jamais les 80° même dans des bouchons d'une 1/2 heure sous le soleil de plomb.

Au passage de la ligne du rideau de fer, tout change, toute l'Allemagne n'est donc pas La Mannschaft. Y a-t-il une mutinerie constitutionnelle? Plus de drapeaux, mais alors plus aucun. Je mens, un drapeau toutes les heures, ça doit être un genre de "plombier polonais" venu de l'ouest comme travailleur immigré à l'est de l'Allemagne. On les reconnait à la plaque minéralogique qui n'a que 2 lettres au début, ce qui est une abréviation du "Département", il y en a presque 500. En tout cas, des voitures banalisées me mettent fort aise, car cette débauche de nationalisme n'est rien pour moi.

Le seconde chose qui change est les routes qui ont perdu deux à trois mètres de largeur, dès que l'on entre en Mecklenburg-Vorpommern, anciennement de la RDA. Ce n'est pas étonnant, pour se croiser en Trabi en RDA cela était suffisant. Comme les routes sont si étroites, les arbres font la tonnelle et il y a des panneaux qui invitent les pilotes de 38 tonnes à ne pas serrer la droite pour ne pas arracher le toit de la remorque. Les arbres sont peints en blanc, là où ils sont dans le gabarit des camions. L'Allemagne à l'est n'est pas nationaliste, mais elle prend sa revanche en jouissant de la société de consommation et du plastique. Tous les jeunes ont leur Vuvuzela, et comme elles sont de couleur primaire, on se croirait au pays des Playmobil. Auncun n'a réussi à sortir un son, d'ailleurs la Vuvu est accrochée dans le dos comme un carcan à flèches.

Une autre chose qui change est le comportement des automobilistes à l'est de l'Allemagne. Ils adorent doubler en se mettant le plus longtemps possible à gauche de la bande continue. Est-ce un remix de la Chute du Mur que de se mettre ostensiblement de l'autre côté de la ligne et de braver la répression policière? Ils doublent aussi sur les îlots matérialisés par marquage au sol. Les motos roulent à 200 sur ces petites "départementales". Les chemins de fer roulent bien plus lentement que moi, et au bruit très vintage, on comprend pourquoi. 20 après la réunification, le réseau n'a jamais été refait.

    Je suis arrivé juste à temps à la Tallink pour prendre un billet pour Helsinki. Avec la canicule, les touristes montent plus au Nord cette année. Demain je suis de nouveau à la Tallink au port de Rostock. Sailing at 02:00. A partir de Samedi 10 je suis un finlandais. Il y a 1365 kms de traversée en 31 heures. Au retour, peut-être je rentre par Helsinki, ou Oslo, ou Göteborg, ou Trelleborg. Photo: les camionneurs lituaniens inspectent la voiture.

Partage

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet