De Tervo à Helsinki

T1.JPGHier j'ai fait un peu moins de 500 kilomètres sous la canicule, 30°. Tous les finlandais me disent à chaque fois qu'il ne vivront plus jamais dans leur vie un tel beau temps. La dernière canicule remonte à 1914.

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T3.JPGJe suis dans le camping chic de Helsinki qui coûte deux fois moins que chez la mémé lapone avant Kilpisjärvi qui m'avait arnaqué, soit 10 euros all inclusive, sauna, shower, kitchen, Wlan... Il y a énormément de russes avec les automobiles et 4x4 du dernier modèle... Ils ne logent que dans les chalets et huttes, parlent très fort la nuit... Le Wlan est cassé au camping et des tentes sortent pleins de sourciers et de goniomètres qui essayent de se connecter sur un réseau ouvert. Nous sommes tous inquiets et ne pouvons communiquer avec l'autre monde.

T4.JPGLes finlandais ne les aiment pas, parce qu'ils ont tout rasé et brûlé en 44 et parce qu'ils ont enlevé le côté droit de la Finlande en guise de dommage de guerre. Mais les finlandais sont toujours fiers de me dire qu'ils ont payé toutes leurs dettes de guerre. Les finlandais me disent en français dans le texte que les russes sont des "parvenus". Souvent ils ont des chaussures de cow-boy... et des lunettes de soleil fashion.

En réalité les finlandais sont habillés comme des ploucs, ils s'en balancent complètement de leur apparence. On dirait qu'ils n'achètent leurs habits dans second hand shops et friperies. Ils sont décontractés, mais quand ils vous parlent, c'est droit dans les yeux, assurément, tendrement, qu'ils vous regardent. Je pense qu'ils sont capables de percevoir les prémices du moindre des mensonges sans traducteur simultané.

T5.JPGJe suis assis dans une pâtisserie du style Art Nouveau / Jugendstil et il y a en face de mois d'adorables mémés russes à la Dostoïevski qui parlent calmement et qui doivent se dire de très belles choses; elles sont très belles.

T7.JPGJ'étais chez mon armateur, Tallink, et j'ai pris mon billet pour rejoindre Rostock et le frais. Départ aujourd'hui à 19:00 pour 31 heures de traversée. Le vent se lève sur le port de Helsinki et les masses d'air vont devoir s'affronter pour mon plus grand bonheur. Pus la mer est démontée plus je mange.

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Commentaires

1. Le 31. juillet 2010, 15h49 par grandmougin

J'aime te lire. Je pense que tu as perçu et définitivement acquis beaucoup la justesse pudique des finlandais ainsi que leurs nombreux non-dits.

Voyage tranquille.
Ton ami, Daniel et ses kuukkelis

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