Levsmedel var inte användbar

Mon flüssiges Lolspeak s'est révélé être d'une utilité grandissante,  surtout depuis ma semaine de survival self coaching entre deux royaumes à Umbukta. Par contre je liquide aujourd'hui mon kilo de pain de campagne en tranches et mes conserves que je traîne depuis Helsinki. Je les donne à un jeune arrivé sur un de ces weddingcakes avec des sacoches tout autour, dessus, dessous. 20130808_211558-1192138966.jpg A Tromsø les gens me paraissent un peu hautain et surtout feignent de ne rien comprendre quand je parle suédois. Pour les vexer à mon tour je leur dit: "Det är lite lättare för mig att lära sig svenska och norska eftersom det är lågtyska som alsaska" (c'est un peu plus facile pour moi d'apprendre le suédois ou le norvégien parce que c'est un bas-allemand comme l'alsacien).

C'est emmerdant tous ces pays qui n'ont pas l'euro. Il faut 3 portemonnaie.

20130809_055034-1434546444.jpg Ici, au camping, les 54 minichalets sont majoritairement utilisés par des travailleurs saisonniers de Lithuanie. Je le vois aux plaques des autos. Ils sont cherchés par des voitures aux couleurs des travaux publics et de voirie. Quant aux "petites mains" dans le nettoyage et la restauration ce sont ces africains très longilignes avec une fine tête et un haut front lustré que l'on ne voit pas du tout en France. Ils viennent de Cape Town ou des pays africains offrant un climat analogue. En tous cas ils n'ont pas l'air enrhumé et sont tout comme les norvégiens petitement vêtus sous la pluie par 11°. Demain il fait 6° toute la journée. L'été semble se finir. Comme il fait froid et moche, le reste du camping s'est vidé de ses caravanes. Le changement est immédiat et comme on a tous l'excellente météo du site www.yr.no et même son application sous Androïd, nous sommes pire que des migrateurs. Ça ne va plus s'améliorer, et je l'ai échappé belle. Hier j'avais froid et malgré tous mes GoreTex j'étais totalement spongieux. De toute façon, même quand il n'a pas plu depuis 10 jours les bas côtés de la route sont une grosse éponge au moins depuis mon entrée en Laponie à Lycksele en Suède. Quand on a un besoin appuyé il est difficile d'aller s'isoler derrière trois bouleaux rabougris car on s'enfonce jusqu'aux chevilles. Il m'est souvent arrivé de me soulager au milieu de la route, car une auto s'entend venir quelques kilomètres à l'avance. Cela fait au moins 15 jours que je n'ai plus vu une station d'essence, même dans ce qui pourrait être un micro-embryon de conurbation.

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