Hansestadt Rostock

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Ce que j'ai regardé de plus, cet été comme lors de toutes mes expéditions irlandaises, écossaises, féringiennes, norvégiennes,  finlandaises, suédoises, arctiques en voiture de 1925 ou à vélo ce sont les fenêtres. Chaque fenêtre est une fête. Le Bauhaus a éradiqué le miracle de la fenêtre et imposé à l'homme une symbiose dans un alentour où dehors et dedans sont réunis. Mais était ce nécessaire pour habiter? N'assiste-t-on pas là à une dilution des énergies cosmiques et humaines? Le repli de l'habitat est pour moi un grand témoignage du respect des alentours, et n'est surtout pas une mise en scène de la lâcheté du corps et de l'esprit. Habiter c'est regarder dehors et dedans, et ceci ne doit pas être dégradé à de la banalité.

C'est mon premier voyage où ni la presse, ni la radio, ni la tv m'ont interviewé. Mais comme c'est la troisième fois que je tire ma cariole blanche, je dois faire partie de la vie nordique.

Mon expédition arctique à vélo 2016 se termine aujourd'hui après 2864 kilomètres de bonheur absolu à 16,30 km/h de moyenne. C'est une douce victoire en-dessous et au-dessus des éléments. C'est mon dernier voyage à vélo. J'ai bénéficié à l'aube de ma 63ème année d'une fenêtre climatique. Plus serait un abus, je pense. Nordkapp 2.0 aura été mon plus long voyage à vélo.

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Ci-dessus deux demandeurs d'emploi.

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