Swedish design award 2017 et mon premier poème en suédois

Mes étudiants en Design d'objets ou d'espaces intérieurs ou extérieurs devraient venir faire leur stage à Malmö.

A Malmö il y a des boutiques de design les unes à côté des autres. L'une a gagné pour ses objets et mobiliers le Swedish Design Award 2017. Il y a bien-sûr aussi le design finlandais.

 

Et j'aime le design du drapeau suédois, qui à la différence du drapeau français, donne une réponse au ciel.

 

 

 

Mon premier poème suédois:

 

"En Suède du sud

À la différence de la région arctique,
la partie colonisée de la Suède ameuble l'esprit,
lui impose un rythme et ne le libère plus.

Où que l'on regarde, où que l'on entende,
il se passe quelque chose qui ne vient pas de nous.
Nous ne disposons plus de notre libre-arbitre, où que l'on soit,
il faut faire quelque chose, il faut faire des choses,
il faut se diriger vers quelque chose,
il faut être d'accord avec une forme.

Il n'y a pas besoin de s'ennuyer,
il se passe toujours quelque chose, et il faut adhérer.

Je ne pense pas que l'homme s'élève dans la civilisation.
Il y a le désir, mais il n'y a plus l'être.
Le Lapon existe,
l'homme au sud fait quelque chose et ses pensées se répercutent.

L'Arctique me manque, mais j'étais heureux de bouger parmi les hommes, les gens.
Et je n'étais pas moi, mais eux.
Est-ce nécessaire?

 

L'objet est effrayant. C'est effrayant.
Habiter et tenir une forme, être difforme.

Le Lapon est dans la nature, il a sa tête et les éléments."

 

 

Et voici mon premier essai de traduction en suédois de moi-même >>>

 

" I södra Sverige

Till skillnad från den arktiska regionen
mödrar den koloniserade delen av Sverige andan,
påför en rytm och släpper inte längre ut den.
Vart vi än ser, vart vi än hör,
sker något som inte kommer från oss.
Vi har inte längre vår fria vilja,
var vi än är, vi måste göra något, vi måste göra saker,
vi måste gå till någonting,
vi måste hålla med en form.

Det finns inget behov av att vara uttråkad,
något händer alltid, och du måste följa.

Jag tror inte att mannen stiger upp i civilisationen.
Det finns lust, men det finns inte längre att vara.
Samiska man existerar,
man i söder gör någonting och hans tankar reverberates.

Jag saknar Arktis, men jag var glad att flytta bland män och människor.
Och jag var inte jag, men dem.
Är det nödvändigt?

 

Objektet är skrämmande.
Det är läskigt. Att leva och hålla en form, att deformeras.

Samiska man är i naturen, den har sitt huvud och element."

 

Partage